Le bon rythme au féminin - becup

Le bon rythme au féminin

Être en pleine forme, c’est vivre en phase avec notre horloge biologique. Croisons les repères pour optimiser notre belle énergie.

Deux rythmes se superposent pour les femmes : celui du quotidien et celui du cycle menstruel. Selon les moments de la journée, nous nous sentons ainsi plus ou moins performantes. C’est vrai pour tout le monde, mais ces variations peuvent être amplifiées à certaines périodes dans le mois, et cela change sensiblement la donne pour les femmes. En comprendre les raisons permet de s’adapter pour être toujours au mieux de notre forme physique et émotionnelle.

Les hormones en question
– En 28 jours : C’est la durée approximative d’un cycle menstruel qui peut être plus ou moins long selon les femmes. Cette période est notamment ponctuée par deux grands phénomènes hormonaux : pic d’œstrogènes juste avant l’ovulation, qui s’effondre ensuite puis remonte, oscille, décroit enfin ; et par une hausse progressive de progestérones après l’ovulation, dont la production ralentit à l’approche des règles pour être au plus bas pendant celles-ci. Et dès le premier jour du cycle, le taux d’œstrogènes recommence à monter. Nos humeurs et notre réserve d’énergie peuvent varier en conséquence, et si nous nous sentons plus sereine au début de la première phase, puis « dopée » et plus désirante au moment de l’ovulation, notre météo émotionnelle se dégrade en deuxième période. La majorité des femmes n’en ressentent pas de gêne, quand d’autres affrontent un « syndrome prémenstruel » qui peut se traduire par une lassitude profonde, parfois même une agressivité.

Du soir au matin, notre énergie connaît des hauts et des bas. Elle suit les variations hormonales, comme le pic de cortisol en fin de nuit qui nous permet de sortir du lit ; les changements de température qui est plus haute au réveil et plus basse en fin de matinée avant de remonter ; mais aussi la digestion et la hausse de la mélatonine le soir pour s’endormir facilement. Ce rythme circadien, généralement observé sur 24h, explique pourquoi nous pétillons à certains moments, et flanchons à d’autres. Bien le comprendre, c’est mieux se connaître, même si chacune a « ses heures » bien à elle pour chausser ses baskets ou faire une petite sieste. C’est bien aussi de savoir s’écouter !

Bouger au bon moment
Se sentir en phase avec ce que l’on fait, c’est souvent une question de timing. A nous de pratiquer les bonnes activités au bon moment du cycle et de la journée, dans la mesure de nos disponibilités. Mais bien sûr, c’est également une question d’envie et de tempérament.
• Au début du cycle, mais aussi le matin de bonne heure ou en début de soirée, nous semblons « programmées » pour faire une activité douce, comme le yoga, la méditation.
• Vers le milieu de cycle : l’énergie est souvent au top et la période d’ovulation est idéale pour booster le relationnel, faire des étincelles en salle de sport ou au boulot. C’est aussi particulièrement vrai en milieu de matinée et fin d’après-midi, début de soirée.
• Et le reste du temps ? Pas question de s’endormir, mais pourquoi ne pas s’autoriser plus de pause sieste après le repas, ou au moins un temps de relaxation les jours de semaine. La fin de la journée, c’est aussi le moment d’exprimer notre pointe d’agressivité en faisant plus de sport, pourquoi pas sur un ring de boxe, puisque ce sport tend à se féminiser. Si nous n’avons pas la maîtrise de notre emploi du temps 7 jour sur 7, il faut s’adapter en cherchant toujours des zones de confort.

Préservez votre sommeil
C’est important toute la semaine, toute l’année, et particulièrement en deuxième partie de cycle pour ne pas cumuler les causes de fatigue.
– Marcher, bouger tous les jours : cela favorise la qualité du sommeil.
– S’exposer à la lumière du jour : c’est important pour synchroniser notre rythme physiologique.
– Eviter les écrans le soir : leur lumière bleue bloque la production de mélatonine, on les met donc en veille après 21h30.